L’activité physique et la prévention de la prise de poids

Le rapport de l’OMS* souligne le lien entre une activité physique régulière et la diminution du risque de gain de poids et d’obésité. A l’inverse, un style de vie sédentaire augmente les risques de prise de poids.

 

Dans un grand nombre d’études transversales, une association négative a été retrouvée entre le niveau habituel d’activité physique (ou la capacité physique) et des indicateurs d’obésité (Di-Pietro, 1995).

 

Les études prospectives, moins nombreuses, permettent de conclure que l’activité physique peut atténuer le gain de poids au cours du temps, sans toutefois être à l’origine d’une perte de poids au niveau des populations que ce soit chez l’adulte ou chez l’enfant (Di-Pietro, 1999). De plus, l’activité physique régulière induit une diminution de la masse grasse et réduit, chez l’enfant obèse, les anomalies métaboliques.

 

Rôle de la sédentarité

 

De façon générale, on constate un paradoxe apparent entre l’augmentation constante des cas d’obésité au cours des dernières années et la tendance à la diminution de l’apport énergétique total ainsi que des apports lipidiques pour la même période dans de nombreux pays industrialisés (Heini et Weinsier, 1997).

 

Ce phénomène s’expliquerait par une diminution du niveau d’activité physique dans les populations concernées, donc d’une augmentation de la sédentarité. Ce qui est effectivement le cas puisque la dépense d’énergie liée à l’activité physique a diminué dans les sociétés industrialisées du fait de conditions de vie plus confortables (transports motorisés, ascenseurs, chauffage central, climatisation) et de loisirs sédentaires (télévision, jeux vidéo, ordinateur).

 

Certaines études ont montré que le temps passé à regarder la télévision durant l’enfance peut être considéré comme prédictif d’une obésité à l’adolescence. Une étude fournit une démonstration expérimentale de la relation entre le temps passé devant l’écran de TV et l’augmentation de la masse adipeuse chez les enfants (Robinson, 1999). Une autre étude d’intervention cette fois a permis d’observer une diminution significative de l’IMC (Indice de Masse Corporelle), de la circonférence de la taille et du rapport taille/hanche chez des enfants pour qui le temps de TV et de vidéo avait été réduit comparativement à des enfants témoins.

 

Quelle que soit la façon d’estimer le niveau d’activité physique, il semble bien exister une association entre l’augmentation des cas d’obésité infantile et l’évolution vers une sédentarité accrue dans les populations.

 

D’ailleurs, lorsque l’on examine le niveau habituel d’activité physique, les apports alimentaires et les variations du poids au cours du temps, on constate que la variation de poids est associée négativement avec le niveau d’activité physique dans la majorité des études. Cette relation a été retrouvée le plus souvent pour l’activité physique de loisirs et à peu près aussi souvent chez les hommes que chez les femmes.

 

​* Diet, Nutrition and the prevention of chronic diseases, OMS, March 2003.6

 

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